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La Sambre, entre richesses et potentiel

Le samedi 21 avril, les Hautmontois sont invités à découvrir le port à sec.

Après un chantier à la hauteur du lieu, les halles STPS requalifiées laissent place à un véritable garage à bateaux...

C’est la seconde étape imaginée de longue date par les élus, après la création du port fluvial en 2014. Les deux ports d’Hautmont ont une même raison d’être : la rivière Sambre. L’axe fluvial, épine dorsale du bassin. Mais depuis 2006, pour des raisons de sécurité, la navigation y est interrompue par de nécessaires travaux de restauration de deux ouvrages, les ponts-canaux de Vadencourt et Macquigny.

Pourtant l’horizon s’éclaircit : aujourd’hui les Voies navigables de France confirment leur engagement financier et une réouverture totale du canal prévue fin 2020. Cet engagement a d’ailleurs été gravé dans le marbre avec la signature, en 2015, d’un « protocole de gestion partagée de l’axe Sambre ». Explications avec Isabelle Matykowski, directrice régionale de VNF.

Pour permettre la réouverture de la Sambre, un protocole a été signé. En quoi consiste-t-il ?

Les coûts de fonctionnement sont estimés à 2,3 millions d’euros par an (valeur 2013). Les intercommunalités et le Département du Nord prendront en charge 846 000 euros par an, pendant vingt ans. Cet argent sert à l’entretien des écluses, la maintenance des ouvrages, la fourniture en énergies, au coût des personnels affectés… C’est ce qui est vraiment novateur dans ce protocole : il concerne le fonctionnement mais aussi il offre une visibilité à 20 ans. Nous allons ainsi inventer une nouvelle forme de partenariat sur le long terme avec les collectivités.
Cela n’aurait d’ailleurs pas pu être possible sans l’association Réussir notre Sambre, elle a été notre interlocuteur unique pour parler avec toutes les collectivités. L’association a facilité les discussions, fait le lien avec les partenaires et a toujours mis en avant une logique de solidarité.

En contrepartie de l’engagement financier de VNF pour les travaux, les futurs coûts de fonctionnement sont donc partagés entre les partenaires.

Comment sera dépensée cette contribution des collectivités ?

C’est un protocole unique, une première en France à cette hauteur-là, signé avec les intercommunalités et les partenaires. Il est né d’une logique partagée de remise en navigation de la rivière. Ce protocole comprend deux volets. La première partie scelle un accord sur le fonctionnement de la mise en navigation de la rivière entre VNF, le Département du Nord et les 8 intercommunalités de l’axe. Mais cet accord renvoie aussi en parallèle à la seconde partie consacrée à l’investissement : un engagement cette fois de VNF, la Région des Hauts de France et le Département de l’Aisne pour les travaux aux deux ponts-canaux, aux écluses et le nécessaire dragage de la rivière pour remettre à niveau le mouillage. Pour ces importants travaux, d’un montant global estimé à 12 millions d’euros, VNF est maître d’ouvrage.

Où en sont les travaux ? La réouverture est toujours annoncée pour 2020 ?

Le maître d’œuvre a été recruté mi 2017, le marché a été notifié. Les études sont lancées. L’autorisation dans le cadre de la Loi sur l’eau est attendue pour le 2e semestre 2019 pour permettre le démarrage des travaux. L’objectif de la réouverture est à fin 2020, sans aléas. Les dossiers ne sont jamais à l’abri de retards dans les autorisations administratives ou les appels d’offres infructueux…

L’axe Sambre, un potentiel touristique

 

Sur le papier, le dossier est donc quasiment bouclé. Une dernière convention doit être signée prochainement avec le Département de l’Aisne, pour des travaux sur un pont routier au-dessus du canal à Vadencourt. Et tous les feux sont au vert pour 2020. La réouverture c’est donc pour ainsi dire demain et cela se prépare aujourd’hui. Si les collectivités et les VNF sont maintenant partenaires, c’est sans aucun doute qu’elles croient au potentiel de la rivière. « Aujourd’hui, dans sa partie nord, la rivière voit passer 250 bateaux par an avec une logique saisonnière, de mi-mai à mi-septembre. Avant la fermeture, c’était 600, explique Isabelle Matykowski. À l’échelle régionale, l’axe a un vrai potentiel de par les territoires traversés. Un vrai potentiel touristique s’il y a une vraie logique de destination Sambre qui relie ces territoires. »

Pour séduire, la rivière Sambre devra mettre en avant tous ses atouts. Des richesses qui existent déjà. La preuve avec ces lieux qu’il fait bon de (re)découvrir au fil des chemins de halage. Une liste loin d’être exhaustive. Embarquement immédiat à la découverte de la Sambre de Namur à Chauny.

Premier arrêt à Thuin en Belgique. Connue pour ses jardins suspendus, la ville accueille également le musée Thudo. Pour commencer cette promenade sur la Sambre, rien de mieux que de découvrir l’histoire de la batellerie dans ce musée installé… à bord d’une péniche. La vie batelière à Thuin, les différentes étapes de la construction d’un bateau... n’auront plus de secrets pour vous.

Une fois passé la frontière, arrivée en France et sur le territoire de l’Agglomération Maubeuge val de Sambre. Faisons bien sûr escale au port fluvial d’Hautmont. Sa plage, son aire de jeux d’un côté, sa soixantaine d’anneaux de l’autre depuis l’ouverture en 2014.
Direction le Pays de Mormal. Là, nous vous proposons de faire une pause au lieu-dit Hachette, à la Machine à Robert. Il s’agit de la machine élévatoire installée juste en face de l’écluse, en 1859.

Jusqu’en 1974, elle permettait d’alimenter en eau le canal, en la relevant d’un bief à l’autre, et porte le nom de Robert Deflond, qui la faisait fonctionner.

Nouvelle halte à la maison forestière d’Ors, dans la communauté de communes du Caudrésis et du Catésis. Construite à la fin du XIXe siècle, cette maison est connue pour avoir accueilli Willfred Owen, soldat et poète britannique tué en novembre 1918 sur les berges du Canal de la Sambre.

Amoureux de la nature, vous trouverez une faune ornithologique rare à l’étang réservoir de Boué. Son parcours de randonnée autour de l’étang et ses paysages au coeur de la Thiérache sont incontournables.
Incontournable, il l’est tout autant. Le Familistère de Guise bâti par Godin sera votre prochaine étape de cette promenade au bord de la rivière. Arrêt en bord de l’Oise cette fois avec les deux grands jardins du Familistère. Le jardin historique a été créé en 1856 sur la rive droite de l’Oise ; le second aménagé entre 2004 et 2008 dans une boucle de la rivière pour une promenade bucolique.

La route est presque terminée. La Maison de Marie-Jeanne offre une nouvelle plongée dans le passé. À Alaincourt, cette maison réunit une grande collection d’objets anciens : fers à repasser, vêtements d’époques de 1875 à 1950, gravures de modes, le beau linge, machines à coudre, poupées, jouets, cartes postales...
Dernière escale sur ce chemin touristique, à Chauny. La halte fluviale Alfred-Leroux accueille les plaisanciers toute l’année et les promeneurs y voient un joli lieu de départ pour un chemin de randonnée sur le chemin de halage très prisé. Sans oublier l’itinéraire culturel européen Stevenson.

Réussir... ensemble le 8 avril

Née en 2012, l’association Réussir notre Sambre a été l’interlocuteur privilégié des Voies navigables de France. Elle continue aujourd’hui son travail de promotion de la rivière : elle compte bien, d’ici à 2020, multiplier les rendez-vous festifs pour fédérer les habitants et les communes autour de cette réouverture. Première date le dimanche 8 avril !

L’association invite toute la population à amener sa pierre à l’édifice (dans les faits, une petite brique de jeu de construction) en participant à l’une des nombreuses animations prévues dans les communes mouillées. Balades à dos d’ânes à Jeumont, Foulées du coeur à Berlaimont, Balade dans l’univers de Stevenson à Oisy… La liste est longue ! La journée verra un grand rassemblement de tous les participants à Étreux, vers 16 heures. Là, tous les amoureux de la Sambre partageront un goûter festif. C’est là aussi que symboliquement toutes les petites briques récoltées dans les communes mouillées seront réunies pour symboliser la reconstruction des fondations du pont de Vadencourt.

Toutes les animations sur la page Facebook de l’association : Réussir notre Sambre .

La Sambre : tourisme et économie intimement liés

Si le potentiel touristique de la Sambre est incontestable, celui économique est tout autant établi. En 2009, un rapport du Conseil général de l’Environnement et du Développement durable en donnait déjà une perspective. Ce rapport avançait un trafic sur la Sambre de 1800 bateaux par an après la réouverture en 2020. Et avec un tel trafic, tout le potentiel économique que cela peut représenter. Facile à imaginer quand on sait qu’un plaisancier dépense en moyenne 100 euros par jour au gré de ses escales. Ce même rapport fixe cette fois à 30 euros les dépenses quotidiennes d’un cyclotouriste ou 80 euros celles d’un camping-cariste. Car les retombées économiques pour le territoire du tourisme viennent des usagers de la rivière mais aussi de tous ceux qui la côtoient de près.
Ce développement économique, la Ville d’Hautmont l’a aussi mesuré, confortée par l’obtention, en 2010, du label « port exemplaire » décerné par le ministère des Transports. Ce potentiel a motivé ce projet de port à sec, dans les anciennes halles STPS requalifiées. Le chantier est dans sa dernière ligne droite. Sont déjà réalisées les rampes de mise à l’eau, reste à venir la station d’avitaillement pour le seul port à sec couvert sur une voie intérieure au nord de Paris. En mars, un coup de pelleteuse a même permis de faire entrer la rivière dans le bâtiment. La Sambre est entrée dans la darse. Avant qu’il ne soit livré à un futur délégataire pour du stockage, de la réparation et de l’hivernage de bateaux, le port à sec s’ouvre à tous les Hautmontois.

Tous au port à sec le 21 avril

Le samedi 21 avril 2018, à l’occasion de deux séances festives, la population est invitée à découvrir les lieux. Grâce à des animations, vous saurez tout sur le fonctionnement d’une darse et d’un port à sec. Par le biais d’un conte spectacle interprété par des associations hautmontoises et des enfants des maisons de quartier, revivez ces grandes heures de l’industrie à Hautmont.

Expositions, animations… avec les associations et la participation des établissements scolaires : le programme est riche. Et tout le monde se mobilise depuis plusieurs semaines : les enfants des Maisons de quartier mais aussi les écoliers fabriquent déjà leurs bateaux en origami, les associations travaillent à la réalisation de grands bateaux remarquables…

En pratique

Deux séances sont proposées : la première de 10 h à 12 h et la seconde de 15 h à 17 h.

  • Attention, le nombre de places pour cette journée est limité. L’accès se fera donc uniquement avec un bracelet gratuit. Les bracelets seront distribués du lundi 16 au vendredi 20 avril, de 14 heures à 18 heures, au centre culturel.
  • Côté parking, l’accès et le stationnement sont interdits aux véhicules rue du Port-à-sec (sauf pour les personnes à mobilité réduite). Vous êtes donc invités à utiliser une navette gratuite au départ du port fluvial. Ce samedi 21 avril, première navette gratuite au départ du port fluvial à 9 heures (retour vers 12 heures) et à 13 h 30 (retour vers 17 h 30).

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