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Préserver et valoriser le patrimoine de notre ville pour les générations futures

Non seulement, Hautmont sait préserver ses friches industrielles qui ont fait, en son temps, la richesse de notre ville – comme STPS, bientôt reconverties en port à sec - mais la ville sait aussi préserver son patrimoine artistique, précieux héritage pour les générations futures.

Zoom sur quelques-uns de ses trésors...

Un chantier au secours de la chapelle de Wargnories

Elle se situe dans le virage de la route de Landrecies, presque aux portes de la commune, à deux pas du ruisseau qui porte son nom. D’habitude discrète, oubliée, envahie par les branchages, la chapelle de Wargnories retrouve une nouvelle jeunesse mise en lumière par les ouvriers de l’entreprise Ansel. Propriétaire de la chapelle, la municipalité a lancé un vaste chantier de restauration et de réservation de ce patrimoine. Les infiltrations d’eau par la toiture étaient telles qu’il était difficilement possible de réparer les murs : c’est une véritable reconstruction qui a donc eu lieu.

Pendant plusieurs semaines, les ouvriers ont démoli la façade de la chapelle et le retour, effectué le terrassement pour permettre de nouvelles fondations en façade et pour couler le béton. La reconstruction de la façade en briques anciennes et pierres était alors possible, avec un traitement des murs extérieurs (sablage et joints). La charpente a aussi été refaite : la dépose de la charpente et de la couverture ancienne en tôles a laissé place à un charpente neuve à l’identique mais avec des ardoises et des gouttières en zinc. L’intérieur de l’édifice a aussi été restauré avec un doublage des murs, la réfection du chaînage périphérique, de l’autel. La porte a été sablée et poncée. Ces derniers jours, les ouvriers devaient encore terminer le nouveau plafond et l’enduit en plâtre des nouveaux murs. Avec un débroussaillage en règle autour de l’édifice, la chapelle a maintenant retrouvé une tout autre allure.

Un peu d’histoire…

D’après l’ouvrage des Frères Minon, Hautmont et son abbaye, le terrain actuellement situé route de Landrecies, était considéré comme hanté au XVIe siècle. Pour remédier à ce problème et calmer les esprits, les moines de l’abbaye décidèrent d’y construire une chapelle. Les premières tentatives furent apparemment laborieuses. Les chevaux transportant les matériaux se cabraient en arrivant sur les lieux, les maçons, trouvant leur pain amer, le faisaient manger à leurs chiens qui mouraient… Un matin, les ouvriers qui se rendaient sur les lieux ont même découvert la construction recouverte de gazon ! Alors que tous étaient désireux d’en rester là, un moine les encouragea à reconstruire l’édifice et décida même d’y passer la nuit, au grand dam des habitants. Le lendemain, ces derniers découvrirent le moine sans connaissance. A son réveil, celui-ci refusa d’expliquer ce qu’il avait vu et la construction de la chapelle fut achevée. Le Malin était vaincu. En 1774, cette chapelle, abîmée par le temps, fut reconstruite et dédiée à Notre‐Dame de Bon‐Secours. Nous vous invitons à redécouvrir ce petit joyau.

Savez-vous que la ville est dépositaire de deux oeuvres inscrites sur les inventaires du Fonds national d’art contemporain ?

C’est le Centre national des arts plastiques, qui, agissant pour le compte de l’Etat, courant février, effectuera une mission de récolement concernant ses oeuvres : un agent de l’Etat, conservateur du patrimoine, viendra s’assurer qu’elles sont bien exposées dans la ville.
La première est une peinture sur toile intitulée « L’Assomption de la Vierge » datant de 1876, réalisée par Maxime Dastugue, d’après un tableau de Pierre-Paul Prudh’on, actuellement conservé au Louvre. Ce tableau est de style Académique ou style dit « Pompier ».
Les représentations de la Vierge de cette manière avaient le « vent en poupe » à cette époque car c’est également dans le courant du XIXe siècle que beaucoup d’apparitions de la Vierge auraient été rapportées. Le dépôt a été réalisé en 1877 et la toile se trouve dans l’église Notre-Dame de l’Assomption.

La seconde est un bronze, « Michel-Ange au travail », réalisé par le grand sculpteur Paul-Maximilien Landowski (1875-1961).
Cette imposante statue (235 x 105 x 85), l’Etat l’a achetée à l’artiste en 1957. Elle a été mise en dépôt à Hautmont le 31 décembre 1963. Lors d’un conseil municipal, en date du 23 décembre 1963, il est fait lecture d’une lettre du docteur Forest, alors député-maire de Maubeuge informant : « qu’à la suite de ses démarches auprès du Ministère des Beaux-Arts, il a obtenu l’octroi, en prêt, à la ville d’Hautmont, d’une statue en bronze réalisée par Landowski ». Vous pouvez admirer l’oeuvre de l’artiste dans les jardins de la Colombe, derrière La Poste. Ce « Michel-Ange au travail » est une réplique en bronze de l’original en plâtre conservé au musée des Années Trente à Boulogne-Billancourt.
Réalisée en 1947, la statue illustre l’intérêt du sculpteur pour les grandes figures, qu’elles soient mythiques, historiques ou humanistes. Paul Landowski remporta le prix de Rome en 1900, ce qui lui permit de passer quatre ans au sein de la Villa Medicis à Rome. En 1933, il est nommé directeur de l’Académie de France à Rome. Parmi ces nombreuses oeuvres, l’une des plus connues est le Christ Rédempteur, au sommet du Corcovado qui surplombe la ville de Rio de Janeiro au Brésil.
« Michel-Ange au travail » présente en réalité différents niveaux d’interprétation. Certains y voient l’autoportrait du sculpteur. Or « Michel-Ange au travail » pourrait aussi constituer littéralement un hommage à l’homme Michel-Ange, artiste et auteur de cette oeuvre colossale et prodigieuse que nous connaissons. Enfin, si l’on considère le cadre précis de ce « Michel-Ange au travail », c’est-à-dire à Hautmont. Peut-être pourrions-nous y voir alors la représentation d’un forgeron au travail et ainsi une allégorie de l’industrie métallurgique qui fit les riches heures de notre ville.

Les informations historiques sur la chapelle et les œuvres présentées proviennent de Gaelle Le Gouèze, archiviste de la mairie d’Hautmont.

Une belle découverte...

« Incroyable ! C’est toujours un éternel émerveillement », comme se plait à le souligner Sylvie Marez, maître artisan en métiers d’art, à l’atelier du doreur à Valenciennes.

Le manteau de la Vierge avant restauration Le manteau de la Vierge avant restauration

Il y a quelques mois, quatre statues de l’église d’Hautmont (non inscrites à l’Inventaire et non classées) – représentant Saint-Marcel, Saint-Eloi, Sainte- Barbe et une Vierge à l’Enfant - partaient en restauration*, l’outrage des années ayant frappé fort. Notamment, le bois qui les composait était mangé par des insectes xylophages. Sans soins particuliers, les statues étaient vouées à une mort certaine.

Le manteau de la Vierge après restauration Le manteau de la Vierge après restauration

Or, quelle ne fut par la surprise de la restauratrice de découvrir, « en ouvrant quelques fenêtres » sur l’une des statues entièrement repeinte d’une vilaine couche de peinture criarde, que se cachait une vierge dorée polychrome avec des dorures et une carnation de peau qui avaient dû être de très belle facture. Autre surprise : la date de 1854 découverte sur le socle de Sainte-Barbe.

Saint Eloi avec des yeux en sulfure, avant restauration Saint Eloi avec des yeux en sulfure, avant restauration

Saint-Eloi et Sainte-Barbe auraient été réalisés par le même atelier, si l’on en croit leurs yeux en sulfure, sorte de verre avec des reflets procurant une illusion parfaite, une spécificité que l’on rencontre peu souvent dans nos petites villes au XIXe. Contrairement aux deux autres personnages pour lesquels les yeux sont polychromes. Avertie de la découverte, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) a souhaité intervenir dans le processus de restauration. Aujourd’hui la tendance n’est pas de « refaire à neuf » mais au contraire d’intervenir en utilisant les mêmes produits et les mêmes techniques qu’à l’époque de façon à ne pas endommager les pièces. Tous les produits utilisés sont naturels.

Les feuilles d'or Les feuilles d'or

Toute restauration doit être réversible. Le crédo du restaurateur est que finalement son « travail » doit être le moins visible possible. Moins visible certes mais redoutable d’efficacité. Pour ce faire, pas moins de trois mois auront été nécessaires pour effectuer ce méticuleux travail.

La vierge en fin de restauration La vierge en fin de restauration

Un exemple ? Une quinzaine de couches d’apprêt, mélange de blanc de Meudon et de colle de peau de lapin, recouvre le bois. Entre chaque couche, un temps de séchage est à prévoir, suivi d’un nouveau ponçage… Vient ensuite la pose de l’assiette rouge, sorte d’argile colorée posée à chaud (60°) toujours avec de la colle de peau de lapin. Nouvelle superposition de couches, suivie des opérations de séchage… Un travail d’une infinie patience.

Saint Marcel après intervention Saint Marcel après intervention

« La Vierge porte un manteau argenté avec des motifs gravés et des couleurs d’origine (vert et rouge) au-dessus d’une robe dorée. Certaines parties des motifs en or ont été complétées par plusieurs feuilles d’or de 2 microns. Et pour donner du relief à la dorure, on la lustre avec une pierre d’agate » précise Sylvie Marez, intarissable et enthousiaste sur son travail.
La Vierge à l’Enfant, Sainte-Barbe, Saint-Marcel et Saint-Eloi retrouveront prochainement l’église d’Hautmont où vous pourrez les (re) découvrir avec plaisir.

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