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Rallye Charlemagne : le rendez-vous des passionnés était à Hautmont

Le week-end des samedi 30 septembre et dimanche 1er  octobre a été vrombissant !

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Le 27e  Rallye Charlemagne Golden Palace a tenu toutes ses promesses : du spectacle très apprécié, du sport de haut niveau, un suspense jusqu’au dernier point de contrôle et une organisation sans failles.

Du côté de l’ASA 59 Hautmont et de Genesis Sport, le résultat d’un an de préparation a été à la hauteur de tous les efforts des nombreux bénévoles. Le président Yoann Descamps avait le sourire : « C’est une belle réussite. Le circuit plaît énormément et l’alternance de soleil, de pluie et de vent, samedi, ont ajouté au spectacle. Les pilotes ont dû s’adapter mais tout s’est très bien passé. La réussite vient aussi des services de la ville qui sont derrière chaque manifestation, qu’ils soient remerciés. »

Côté spectateurs, « c’est un vrai plaisir de voir la foule se déplacer pour suivre l’événement, que ce soit ici au port, à Hautmont mais aussi sur les routes, retient Daniel Devins, premier adjoint. Cela montre l’intérêt de cette grande manifestation sportive et gratuite. » Le président Descamps salue tout autant ces spectateurs « de plus en plus nombreux chaque année. » Même si parfois cela impose quelques changements… Le dimanche matin, lors d’une spéciale, le public était en trop grand nombre dans certaines zones en bord de route, il a donc fallu renforcer les mesures de sécurité avant d’ouvrir la route aux pilotes. Les spectateurs se sont également massés au port d’Hautmont tout le week-end pour obtenir l’autographe des pilotes qui se sont volontiers prêtés au jeu.

Beaucoup de rebondissements

Le charme du rallye Charlemagne, c’est aussi les petites « routes très étroites » de son tracé. Le vainqueur de cette 27e  édition Farouk Moullan le reconnaît : « C’est compliqué, il y a beaucoup de pièges. Finir c’est déjà exceptionnel. Et l’accueil ici est merveilleux. » Et cette victoire justement, il l’a décrochée au finish. Les modernes étaient 108 au départ, certaines ont eu des ennuis mécaniques ou des casses mais aucun accident grave.

Des rebondissements, il y a en a eu tout autant du côté des Véhicules historiques de compétition, accueillis pour la première fois au Charlemagne. Là aussi la bataille a été rude : le leader provisoire Benoît Rousselot a cassé son moteur samedi. Mais dans cette « vraie famille » comme le souligne Yoann Descamps, les embrassades entre vainqueurs et vaincus sont toujours de rigueur sur le podium !

Une catégorie VHC annoncée d’ores et déjà pour l’année prochaine. Et Yoann Descamps ambitionne déjà une nouvelle montée en catégorie : « La catégorie 4 permettrait de proposer plus de kilomètres de parcours et plus de concurrents. Nous allons également essayer de changer la date pour un rendez-vous plutôt dans l’été et éviter ainsi la concurrence. » Rendez-vous est pris.

Le trophée part à La Réunion !

Les trophées offerts cette année étaient pour le moins originaux. Ils ont été imaginés et réalisés par des élèves de l’atelier d’arts Label Image et leur professeur Serge Féron. Le trophée du vainqueur part donc à la Réunion. Farouk Moullan participait pour la première fois au Charlemagne. Sa victoire est la deuxième pour un Réunionnais, après celle de Sabir Gany en 1991. Farouk Moullan et son co-pilote Guillaume Leclercq avaient une Ford Fiesta.

Ils sont suivis de Melissa Debackere et Arne Dekeyser, seconds à quatre secondes, avec leur Skoda Fabia ; et Victorien Heunink et Yohan Lefebvre, sur Mitsubishi Lancer Evo 9, troisièmes.
Côté VHC, c’est la victoire de Christophe Jacob et Isabelle Regnier (Ford Escort), suivis de Patrick Spillebeem et Casiem Geert (BMW M3), Freddy Mion et Christine Mion (205 GTI).

Parmi les bénévoles, le sourire de Stéphanie

Ce sont environ quatre cents bénévoles mobilisés pour le Charlemagne. Ils viennent de toute la France et même de Belgique pour prêter main forte à l’organisation. Parmi eux, il y a la jeune Stéphanie Lemoine, 31 ans, de Thiant. Passionnée, elle a reçu cet amour du rallye et des voitures de son papa. Elle a d’abord copiloté son frère avant de rejoindre Yoann Descamps. Alors forcément elle a un regard d’expert sur ce Charlemagne : « C’est un travail d’équipe. Pilote et copilote doivent avoir confiance et bien s’entendre pour que la victoire soit au bout. » Début novembre, le duo sera au départ du rallye de Picardie « d’abord pour se faire plaisir » même si le rêve de la jeune femme est de « monter un jour aux côtés d’un très grand pilote ». D’ici là, elle était de ceux qui ont arpenté le port tout le week-end, de ces bénévoles qui savent aussi remonter les manches par passion.

Des spectateurs ravis

Antonio, 58 ans, est venu d’Haybes, dans les Ardennes. « Le Charlemagne, je connais depuis les années 1990, explique-t-il. A l’époque je venais encourager les locaux, en groupe N, comme Lerbut-Bombecke ou Baruzier-Hubinet. Son retour est une bonne chose et les organisateurs sont vraiment des pros ! »

Amélie, 30 ans, arrive d’Armentières : « Mon mari, Ludovic, est co-pilote sur une Peugeot 206. Nous sommes des habitués. Malheureusement il a dû abandonner sur incident mécanique mais il reviendra car ce rallye est une vraie référence désormais. »

Christophe, 31 ans, est mécanicien dans un Team d’envergure. Il est originaire de Belgique, et réside du côté de Courtray. « La mécanique me passionne depuis que j’ai quinze ans. Mon père était pilote et quand j’étais gamin je le suivais partout. C’est la première fois que nous venons ici à Hautmont. C’est un bel endroit avec beaucoup de place. La course est une réussite. Hier avec le temps pluvieux c’était un peu compliqué. De plus notre pilote n’était pas habitué à rouler de nuit. Mais nous reviendrons sans doute l’an prochain. »

Le Charlemagne de pères en fils

C’était dans les années 90. Le duo était aux avant-postes du groupe N au rallye Charlemagne. Patrick Demarque au volant, Éric Delair, son copilote, en Renault 5 GT turbo. Pour cette 27e  édition du Charlemagne, plus de 15 ans plus tard, le duo Demarque-Delair portait le numéro 69. Sauf qu’il s’agissait des fils ! Jérémy Demarque et Enzo Delair ont embarqué à bord de leur Renault Clio. La seconde génération a elle aussi le virus…

Éric Delair n’a gardé que de bons souvenirs de « ses » Charlemagne. « À l’époque, c’était l’équivalent du Touquet, une référence… Aujourd’hui le rallye retrouve cette belle réputation ». Mais lui a retiré la combinaison de course pour laisser la place à son jeune fils : « Nous sommes des amateurs, et nous avons donc peu de partenaires. Nous n’avons pas les moyens financiers pour engager deux voitures. Ce sont déjà des sacrifices. Les week-ends et les vacances, c’est mécanique. J’ai passé la main ! Place à la nouvelle génération ». Jérémy et Enzo en sont à leur septième rallye pour leur première année de compétition et ils se débrouillent pas mal ! À Hautmont, ils ont fini 33e  du général et seconds de leur catégorie FN4.
C’est aussi une victoire d’équipe. Au parc fermé, autour de la voiture, s’affairaient les deux papas mais aussi le grand frère Eddy Delair, lui aussi pilote… Il a d’ailleurs couru le Charlemagne de 2012 à 2014. Une vraie histoire de famille(s).

 

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